Les biais cognitifs…

Les biais cognitifs, on en a toutes et tous ! ce sont des déviations dans le traitement d’une information. Le terme « biais » fait référence à une déviation systématique de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité. Les biais cognitifs nous conduisent à accorder des importances différentes à des faits de même nature. De nombreuses études scientifiques depuis des décennies ont classifié ces biais en plusieurs catégories. Les deux plus importantes et les plus fréquentes sont les biais de jugement et les biais de raisonnement.

Parmi toutes ces petites ou grandes déviances, il y en a deux aujourd’hui que je trouve très significatives de notre époque. Et plus particulièrement depuis deux, trois ans.

C’est la dissonance cognitive, à savoir le refus des réalités pour ne pas remettre en cause des croyances ou des pratiques solidement ancrées.

Et la perception sélective. C’est interpréter de manière sélective des informations en fonction de leur entourage.

Et puisque j’en suis à déceler des dysfonctionnements souvent pas très graves mais tellement fréquents, je vous fais part de mon exaspération du moment. C’est certainement ce qui m’agace ou qui me gêne le plus : la non-écoute. La plupart des gens n’écoutent pas dans l’intention de comprendre, ils écoutent dans l’intention de répondre ! Vous ne pouvez pas écouter lorsque vous êtes concentré sur ce que vous allez dire. On devrait s’y attarder pour rectifier le tir ! J’ai constaté que de nombreuses personnes souffrent de solitude, souffrent d’incompréhension, souffrent de ne pas être entendues…. La première leçon, c’est l’écoute, l’écoute empathique… L’écoute simple, sans faire de transfert, sans devoir donner de conseils, sans devoir se dire « qu’est-ce que je ferais à sa place ? » … Juste écouter l’autre, sans jugement, en embrassant l’émission de la confidence, du propos… On a, surtout en ces temps de communication obscène, besoin de se faire comprendre, besoin de déposer des petits riens qui font des grands touts.

Un coup d’gueule !!!

Ce coulommiers est vendu au Carrefour de Cluny (Fort-de-France) 5€, vous avez bien lu cinq euros. C’est un véritable scandale de profitasyon de ces grandes surfaces non réglementées. En France, ce même produit est vendu en rayon 2,30€. Et c’est ainsi de presque tous les articles…

Comment peut-on laisser faire cette arnaque, cette injustice ? Bizarrement peu de réactions… Comme en France les syndicats sont inaudibles, les associations endormies….Peu de risques que 2009 revienne….

Le rebelle de pacotille… c’est moi !

Cela fait trente ans que le néolibéralisme pousse ses pions sur la planète… cela n’a donc pas commencé avec Macron ! Mais ce guignol a accéléré le processus d’une manière ignoble. Il détruit tout ! Les salariés, les fonctionnaires, les vocations, les services publics, l’amour du service public, l’amour des métiers, les structures sociales , toutes les formes d’organisation collective, il détruit les mers, l’espace, la terre, l’air à respirer, l’eau à boire, la planète. Tel Néron, fier de son incendie, Macron contemple son oeuvre. (Macron n’est que le pantin d’un plan qui le dépasse)

Il s’attaque aujourd’hui aux retraites…Les journaleux et commentateurs scélérats (Joffrin, Julliard, Colombani, Minc, et autres Val, Salamé, Patrick Cohen,…) sont complices non pas par idéologie mais par cupidité et lâcheté. Ils sont corrompus jusqu’à l’os et pour garder leur poste ils pourraient dire le contraire demain.

Alors que faire ?

Je prône désormais le non-agir. Après avoir été un petit militant dans l’action, après avoir épousé tous les substantifs en « isme » (trotskysme, communisme, socialisme, et aujourd’hui anarchisme), je considère que j’ai été un rebelle de pacotille et mon action sincère (comme beaucoup de camarades) n’a pas porté ses fruits, loin de là ! Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres, la planète en sursis, la course aux profits accentuée, l’individualisme a pris le pas sur le collectif, la corruption est au sommet, l’information est captée par les milliardaires, arrogance et mépris des puissants. Bref, un triste constat, un état des lieux à vomir…

Quand on ajoute à cela une plandémie pour instaurer une dictature larvée avec privation de libertés, autoritarisme et assignations à résidence, on ne peut que penser que toutes les actions menées depuis des décennies par les peuples en colère, et bien , ça ne fonctionne pas….

Ici et là j’observe des poches de résistance en France avec une autre vision de la situation. Je cotoie des petits groupes qui s’organisent, ça me remplit de joie. Et que font-ils ? Déjà la prise de conscience est présente, ce qui n’est pas le cas d’une grande majorité de Français. L’indignation s’ensuit, l’organisation se met en place et c’est rassurant. Non-agir ce n’est pas ne rien faire, c’est faire différemment. Non-agir c’est se regrouper et faire ici et maintenant ce que l’on a à faire. C’est transmettre des valeurs fondamentales essentielles au vivre ensemble. C’est oublier nos préjugés, nos habitudes. C’est redorer le blason de l’entraide, de l’écoute, du faire ensemble. Et tout cela avec joie, amour et lucidité.

Non-agir c’est agir autrement ! Je crois non pas à la vie en communauté mais à la construction de lieux où l’harmonie règne, où la rencontre permet d’échanger, de partager, de débattre, d’imaginer, de rêver et de fabriquer. Je crois à l’énergie de ces lieux qui peuvent transmettre les possibles et éradiquer la résignation…. Je ne vivrai pas la révolution que j’ai souhaitée depuis des dizaines d’années ; je vivrai la certitude qu’avec sincérité j’ai fait ma part tel le colibri dans la forêt. Il s’agit en fait de démontrer que la démission ou le dépit d’une part, et l’engagement politique militant d’autre part , ne sont pas porteurs d’espèrance.

La révolution intérieure est largement plus importante que la prise des armes pour combattre l’oppression, mais elle est largement insuffisante. Peut-être que loin des villes, des groupes sont en train de naître et de fabriquer une machine de « buen vivir », une raison de ne plus se résigner et de redonner du sens à nos vies. Nous n’avons besoin que de peu de choses pour être heureux. S’aimer, se comprendre, se lier aux autres, besoin de paix, joie et lumière.

Nos besoins fondamentaux…

Petite réflexion sur l’essentiel, sur nos véritables besoins fondamentaux.

Mon regard est généralement joyeux et optimiste sur les êtres et les choses mais plus je rencontre, plus j’observe que beaucoup oublie ce qui fait sens dans notre corps et notre esprit.

Nous vivons une ère de surconsommation et d’individuation qui nous empêche de nous concentrer sur ce qui devrait être notre quête, notre attention permanente. Quelles sont les priorités ? Quels sont nos besoins vitaux pour pouvoir vivre en harmonie et s’élever sans piétiner l’autre ?

Nous avons besoin de beauté, d’amour, de joie , de paix et de lumière. Et nous avons surtout besoin d’être en lien, de construire et de manipuler la matière par soi-même.

Il faut retrouver du lien social, du lien affectif…..Faire ensemble, partager, construire en commun, penser collectif…..Et surtout ne pas s’oublier et s’épanouir dans le vitalisme joyeux et créatif.

Je sais, ça peut paraître un peu bidon et évident….mais coucher sur le papier des principes fondamentaux m’aide à me recentrer et à respirer mieux.

Ne jamais se résigner…

Les rebelles, les anticonformistes, les dissidents, les marginaux , les fous, toutes celles et ceux qui voient les choses différemment, toutes celles et ceux qui ne respectent pas les règles… Vous pouvez les glorifier ou les désapprouver, vous pouvez les admirer ou les dénigrer, mais vous ne pouvez pas les ignorer.

Ce sont eux qui changent les choses ; ils imaginent, inventent, explorent, inspirent, ils créent…bref, ils font avancer l’humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie !

Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent.

Ne jamais se résigner.