La violence….

Il y a trois sortes de violence.

La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

La dérive totalitaire du pays…

Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver les gens.

Etre exclu des transports publics, hôpitaux, cafés, restaurants, bibliothèques, associations sportives et culturelles et autres lieux de réunion, est une privation de liberté extrémement lourde.

Suppression du droit de réunion, de la liberté d’aller et venir, une véritable exclusion de la vie sociale. Le plus grave est qu’il s’agit d’une sanction extrajudiciaire.

Depuis des siècles la tradition juridique est fondée sur le principe de l’habeas corpus : toute personne privée de liberté a le droit de passer devant un juge. De fait, quand une personne est assignée à résidence ou condamnée à porter un bracelet électronique, la mesure doit être prononcée par le juge des libertés et de la détention. Bref, elle a droit à un procès !

Mais avec le passe sanitaire, une catégorie de personnes reçoit une sanction pénale maximale sans qu’il y ait eu jugement.

Qu’est-ce qui justifie cette sanction ? Le fait de ne pas pouvoir présenter un QRcode à l’entrée des lieux publics, de ne pas être testé ou vacciné. Ce qui est reproché aux gens c’est d’être potentiellement contagieux.

C’est d’autant plus grave qu’il est impossible dans le droit français, d’être condamné par omission. La règle est d’être condamné pour avoir fait quelque chose, et non pour ne pas avoir fait quelque chose.

Cette dérive gravissime et totalitaire est en train de se glisser insidieusement dans nos vies, sans que ça perturbe plus que ça…. Le lourd silence des masses….l’acceptation des lois liberticides…. la résignation et la soumission… Tout cela, ça pue, ça déséquilibre, ça déstabilise…Que ce conseil de défense non élu, que ce chefaillon de guignol de Macron aux ordres des Bolloré et autres Arnault décide seul de ma vie et de ma santé me répulse, m’indigne et me dégoûte.