Une immense majorité d’individus refusent de voir ou de croire à des schémas ou des faits malgré les incontestables preuves. Pourquoi ?
Reprenons le cas de l’assassinat de Khadafi en Libye. Les médias vous rabâchent que cet homme est un dictateur sanguinaire qui détruit et anéantit toute forme d’opposition, qu’il massacre son peuple. Un ami, un média alternatif ou un blogueur renseigné vous informe, preuves à l’appui, que ce que l’on vous a martelé est faux. Que Khadafi n’est pas ce monstre. Que ce souverain est (était) en fait un grand réformateur sauvagement assassiné, qu’il appliquait un socialisme vert et une démocratie directe et qu’en fait vous subissez depuis le début une manipulation des esprits et une désinformation odieuse pour masquer une politique expansionniste étasunienne, d’une part, et le scandale du financement illicite de la campagne Sarkozy, d’autre part.

Vous êtes choqués, sidérés ! Hein, quoi ? Ce n’est pas possible ! Si c’était vrai tout le monde le saurait ! Vous vous persuadez que la téloche ou France Inter disent la vérité. Qu’ils disent la vérité depuis toujours et qu’il n’y a pas de raison que ça change. Vous n’osez pas remettre en cause tout un système, toutes les voix officielles…. Le faire voudrait dire qu’ils auraient pu vous mentir sur un tas de choses auparavant. Et ça , non ! Vous n’êtes pas prêts à l’accepter. Le déni, le refus !!!
Il faut ajouter à cela les notions de vie en groupe, de vie en société et de relations entre individus. Trois grandes peurs sont admises dans le comportement d’un individu au sein d’un groupe. La peur d’être humilié, la peur d’être rejeté et la peur d’être ignoré. Ces peurs déterminent en fait le pourquoi on assiste à des comportements illogiques allant à l’encontre du bien commun. En ressemblant le plus possible aux autres individus, aux personnes dociles et lisses, on limite les différences et donc les risques potentiels d’être humiliés, rejetés ou ignorés.
Les brebis égarées, celles qui se rebiffent, se rebellent, sont immédiatement mises au pilori. Les renégats sont de suite ridiculisés ou rejetés du groupe et les médias n’ont de cesse de les décrire comme marginaux et malsains. Qui a envie d’être villipendé et ostracisé ? Alors, tout naturellement, on se met à ressembler au groupe et à croire ce que tout le monde croit.
Pour résumer, si la majorité des peuples refusent de voir la vérité c’est uniquement par peur d’être différent, par crainte de se retrouver dans la minorité, par peur d’être rejeté, humilié ou ignoré.
Une infime minorité pense différemment. Tout le monde est prêt à croire et à accepter la vérité ; le problème est que personne ou peu n’ose !

Si un jour vos convictions décident de faire une trève avec vos peurs, alors vous êtes libres ! Fi de la manipulation, foin des craintes !
La peur n’existe que par le danger, dit-on ! Certes ! Mais la peur engendre surtout l’injustice et le repli sur soi.


















