Agnosticisme et athéisme

L’agnosticisme est une conception philosophique. Pour les agnostiques, tout ce qui dépasse le domaine de l’expérience est inconnaissable. Il est donc impossible à l’homme de se prononcer sur l’existence de Dieu.

Les agnostiques refusent de trancher sur ce sujet à la différence des croyants et des athées, qui eux, savent. L’absolu, le divin, est inaccessible à l’esprit humain et l’existence de Dieu ne peut être prouvée. L’agnostique professe une complète ignorance sur l’origine et la destinée des choses. C’est une forme de scepticisme appliqué à la métaphysique et à la théologie.

Pour cette théorie, Dieu est inconnaissable, il y a donc doute sur son existence. Par conséquent il est inutile de lui rendre un culte ou de se soumettre à une morale révélée qu’il aurait dictée aux hommes.

Mais ne croyez pas que l’agnosticisme ressemble à une indécision, un entre-deux, un compromis…. C’est une véritable pensée, une philosophie.

Quelques agnostiques connus : Démocrite, Durkheim, Goncourt, Kant, Einstein, Auguste Comte…

Pour les athées, il n’existe rien dans l’univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un dieu. L’athéisme pourrait se définir comme le rejet de l’existence de Dieu. L’athée adhère à un système de pensée, d’explication du monde et de l’histoire selon lequel la non-existence de Dieu est une affirmation faisant appel à l’expérience ou la Raison. L’athée, donc, contrairement à l’agnostique, manifeste une attitude de rejet parfois militante à la croyance en Dieu.

Quelques athées célèbres : Onfray, Bakounine, Camus, Marx, Nietzsche, Cavanna, Zola, Freud, Stirner, Prévert, Sartre, Diderot….

Le libéralisme mène au racisme !

L’eau, l’air, les connaissances et les plantes, ne sont pas des marchandises. Lorsque j’affirme cela, ça me différencie d’un néo-libéral qui pense le contraire. Si l’eau est une marchandise, alors cela signifie que l’on peut se l’approprier, en priver celui qui n’est pas solvable, voire la polluer si elle nous appartient.

Les libéraux ne conçoivent la relation aux choses et aux autres que comme une relation marchande. Dès lors, la liberté se limite à la possibilité de faire du profit. Au delà de cette approche économique, c’est aussi une idéologie politique visant à détruire les droits fondamentaux humains.

Prenons l’exemple de l’immigration.

Celles et ceux qui pensent que l’homme est une marchandise et que « s’intégrer » ça doit être une source de profit immédiate, même s’ils ne l’expriment pas de cette manière, sont dans la droite ligne du néolibéralisme et ses conséquences. Dans cette vision des choses, les bons immigrés sont ceux qui rapportent. Finalement, tous ceux qui fustigent l’immigration adoptent un point de vue esclavagiste. Ils ne supportent pas que des êtres humains puissent circuler librement. Pour ces gens là, la libre circulation doit correspondre aux besoins de l’appareil de production. (D’où l’immigration choisie de Nick Sarko)

Le culte de la marchandisation mène tout droit au racisme et c’est à mon sens sous l’angle économique qu’il faut combattre les partis d’extrême droite. Pour l’extrême droite qui dit tout haut ce que les libéraux pensent tout bas, l’homme n’a aucun droit, il ne vaut que l’épaisseur de son portefeuille.

L’eau, l’air et les plantes ainsi que nos corps et nos vies, rien de tout ça est à vendre !

La reconnaissance.

Un des plus grands méfaits du capitalisme est sans aucun doute la destruction des relations privées et l’exigence de performance qui pèse sur chacun. Le plus souvent on pointe les inégalités et les injustices sociales, on en oublierait presque de constater qu’insidieusement l’individu est devenu le jouet sacrifié de ce système. Et tout doucement, de décennies capitalistiques en décennies libérales et débridées, le respect et l’estime de soi en pâtissent.

Si l’on veut mettre à plat les critères d’une vie réussie ou accomplie, chacun de nous aura certainement son point de vue et sa subjectivité. Pourtant de nombreux sociologues et psychologues pensent et affirment qu’il réside une constante indéniable à l’épanouissement personnel, c’est la reconnaissance, la reconnaissance mutuelle.

Cette notion fondamentale pourrait être divisée en trois sphères distinctes :

– La sphère de l’amour qui touche aux liens affectifs unissant une personne à un groupe restreint. La solidité et la réciprocité de ces liens confèrent à l’individu la confiance en soi.

– La sphère politique. L’individu doit être reconnu comme un citoyen porteur de droits et de devoirs.

– La sphère de l’estime sociale qui est indispensable à l’acquisition de l’estime de soi, le sentiment de sa propre valeur. Chacun de nous devrait jouir d’une considération sociale.

En énumérant ces sphères, on se rend bien compte combien il est difficile de se sentir épanoui et reconnu. Il faut ces trois formes de reconnaissance pour toucher au bien-être, titiller la sérénité, tout au moins l’apaisement. En période de régression morale, certaines pathologies émergent : sentiment de vide intérieur, inutilité, anxiété, désespoir.

L’énorme pression du système ultralibéral contraint les individus à se penser eux-mêmes comme des produits et certains même n’hésitant pas à se vendre. Dans cette société, il faut sans cesse se présenter comme étant hyper motivé, flexible, adaptable. Et malheur à celui ou celle qui ose parler ou exprimer cette angoisse, ce dysfonctionnement, ce mal-être… Il n’existe que peu d’endroit de parole dans ce monde surcommunicant et abrutissant.

On est heureux lorsque l’on se sent encouragé, compris, regardé, approuvé, reconnu, comme des êtres dotés de qualités et de capacités positives. L’inverse de ce qu’il se passe en général à l’école et dans les familles. L’élitisme, la punition, le rejet, l’exclusion, les diplômes, les notes… Regardez autour de vous, les individus sereins, épanouis, sont souvent celles et ceux pour qui la reconnaissance n’est plus une quête.

La grand’mère et le rôti.

Une femme enseignait un jour à sa fille à cuisiner un rôti quand la fille lui demanda « Maman, pourquoi coupes-tu les extrémités du rôti ? » La mère ne savait pas trop quoi répondre mais se souvint que c’était sa mère qui le lui avait appris la première fois. Ne connaissant donc pas la vraie raison de cette coupe des extrémités, elle décida d’appeler sa mère. « Hé maman, souviens toi quand tu faisais un rôti lorsque j’étais enfant et que tu coupais toujours les extrémités. Pourquoi faisais-tu ça ? » La mère lui répondit  » Je ne sais pas bien, c’est comme ça que ma mère le faisait toujours. »

Heureusement pour cette histoire, la grand’mère de la mère était toujours en vie et elle put lui téléphoner pour lui poser la question dont trois personnes attendaient la réponse. Quand la question sur la coupe des extrémités fut posée, « Eh bien c’est parce que le four était trop petit et avec le plat que j’avais il fallait couper les extrémités, sinon ça ne rentrait pas ». Fin de l’histoire.

Quels en sont les enseignements ? Trois générations avaient appris à couper les extrémités d’un rôti parce que c’était comme ça qu’on le faisait dans le passé et qu’aucune personne ne l’avait jamais remis en question. Bien que la coupe n’avait plus de raison d’être, la même méthode se perpétuait, bêtement.

Par paresse, par peur, par confort, nous pensons comme des acquis sérieux les choses apprises à l’école ou par ses parents. Sur la science, sur l’histoire écrite par les vainqueurs, sur la médecine, des théories fausses que l’on perpétue. Dont la plus énorme à mes yeux, celle de la croyance que le suffrage universel est la démocratie et que la démocratie est l’élection ! Allez convaincre que cette théorie est fausse et que justement l’élection est anti-démocratique….. Y a du boulot !